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CIEF-Trois pratiquants de Falun Gong sont morts en détention La famille dit que leur fils semblait « en bonne santé » et « en bonne condition physique » deux mois avant de mourir en détention
Une femme meurt quelques jours après avoir été relâchée du centre de détention
La police du district de Luhan a commencé à surveiller Monsieur Lan Hu dès juin 1999 et l’a ensuite détenu pendant 20 jours après que le début officiel de la persécution en juillet de la même année. Durant les deux années qui ont suivi, les policiers l’ont harcelé sans relâche et placé en détention à deux reprises, pendant 13 mois puis pendant 100 jours. En janvier 2002, la police du District de Lushan l’a de nouveau arrêté. Il a été soumis à un interrogatoire à l’hôtel de Jiangxi de 5 jours et 5 nuits, durant lequel le policier Tian Ruhong le battait sans cesse. Ensuite il a été détenu arbitrairement eu centre de Jiujiang pendant presque un an. En décembre 2002, Lan Hu a été illégalement condamné à une peine de 11 ans qu’il devait purger à la prison de Nanchang. Monsieur Hu a directement été emmené en prison sans qu’aucune procédure légale ne soit respectée, et sa famille et ses amis n’ont pas eu le droit de le voir durant toute la durée de son emprisonnement. Il était soumis aux travaux forcés 14 à 15 heures par jour. Le 9 février 2003 la famille de Lu a été informée de sa mort, qui est survenue seulement 68 jours après le début de sa peine. Ils sont venus le voir en prison, sa dépouille était rachitique. La prison a prétendu qu’il était mort d’une défaillance respiratoire et sanguine à cause d’une grève de la faim qu’il avait entamée le 6 février. Cependant, les parents de Lan Hu lui avaient rendu visite les 9 et 23 janvier et il était alors en bonne santé. La prison a mentionné à la mère de Monsieur Hu qu’il avait « écrit une lettre dénonçant les hauts [dirigeants] » cependant la police avait refusé de lui permettre de voir la lettre, sous prétexte qu’elle pratiquait aussi le Falun Gong.
Madame Zhao Baolan était allée à Pékin en octobre 2001 et avait été détenue pendant deux mois au Camp du District de Hekou à Dongying. Durant l’hiver Madame Baolan n’avait pas de manteau (en Chine, les détenus sont responsables de se trouver des vêtements), et sa famille n’avait pas le droit de venir la voir ni de lui envoyer des colis. Ils prétendaient qu’il n’y avait personne sous ce nom au camp. Le centre de détention a libéré Madame Zhao Baolan quand ils ont réalisé qu’elle était sur le point de mourir.
Wang Hong avait déjà été détenue au Camp de travaux forcés de Longshan à Shenyang dans la province de Liangning. Elle y avait été battue à deux reprises pour qu’elle accepte d’être « transformée ». Durant sa deuxième période de détention, elle avait été battue à coup de matraque électrique de manière répétée pendant environ 5 heures. Parce qu’elle avait refusé d’être « transformée », le camp avait ordonné qu’elle ait les mains attachées dans le dos et que ses pieds et sa tête soient liés ensemble. On l’a laissée dans cette position pendant une période de temps prolongée, ce qui lui a occasionné de graves perturbations de sa circulation sanguine. On dit que son visage était devenu blanc et taché de bleus. Madame Hong est tombée dans le comas. Après avoir bu des infusions pendant deux jours, elle ne pouvait toujours pas uriner. Madame Hong a été transférée à l’hôpital de la prison de Dabei où elle est morte 5 jours plus tard. On ne connaît pas encore les dates exactes de son incarcération et les détails de sa mort mais on mène une enquête à ce sujet. Actualités – 6 mars 2003 Le nombre de pratiquants en Chine ayant atteint les 100 millions, le président chinois Jiang Zemin a interdit cette pratique pacifique en juillet 1999, de peur que le Falun Gong ne suscite plus d'enthousiasme que le Parti Communiste lui-même. Mais dans l'incapacité de faire renoncer les gens à des convictions qui leur avaient apporté une meilleure hygiène de vie et une plus grande richesse intérieure, le régime de Jiang a intensifié sa campagne de propagande pour monter l'opinion publique contre le Falun Gong et pouvoir ainsi tranquillement emprisonner, torturer et même tuer ceux qui le pratiquent. POUR PLUS D'INFORMATION, VEUILLEZ CONTACTER LE CENTRE D'INFORMATION EUROPEEN DU FALUN GONG Publié: Dimanche, 9. mars 2003 |