La vertu de suivre une bonne cause
Ru Zhen, Un Pratiquant de Dafa du Canada
Il y a quelque temps j'ai observĂ© un problĂšme chez moi. Bien que j'aie fait beaucoup de travail de Dafa avec un grand dĂ©vouement, je mets souvent l’accent sur moi-mĂȘme, pensant que mon temps est le plus prĂ©cieux, que mon projet est le plus important etc. Je considĂšre toutes les choses qui se dressent sur mon chemin et m’empĂȘchent d’atteindre mes buts personnels comme des interfĂ©rences. J’ai dĂ©cidĂ© que beaucoup de choses, apprendre aux amis pratiquants Ă  mieux utiliser la technologie et l’e-mail, ou lire des suggestions de pratiquants et des partages d’expĂ©rience, Ă©taient une totale perte de temps parce qu'ils n’amenaient aucun rĂ©sultat tangible que je puisse percevoir.

Maintenant je me suis rendu compte que je ne l’ai envisagĂ© de cette façon que parce que cela interfĂ©rait avec mon projet, interrompait mon travail et diffĂ©rait mes buts.

Récemment, je me suis souvenu d'une histoire du Bouddhisme que j'ai lu quand j'étais petit et qui m'a inspiré:
Un jour, Sakyamuni marchait sur la route quand il a rencontrĂ© deux enfants qui jouaient avec du sable. Quand les deux jeunes ont observĂ© Sakyamuni, l’un d'eux ratissa sĂ©rieusement un tas de sable avec les deux mains, et l'offrit Ă  Sakyamuni, en disant: “C'est pour vous.” L’autre s’est tenu Ă  cĂŽtĂ© de Sakyamuni, mais il n'a rien offert. Il a simplement fait un sourire sincĂšre Ă  Sakyamuni. Dans leur prochaine rĂ©incarnation, les deux gosses semblent avoir eu de la chance Ă  cause de cette rencontre. L'enfant qui avait offert un tas de sable Ă  Sakyamuni est devenu empereur et l'enfant qui avait souri Ă  Sakyamuni est devenu Premier ministre.

Dans le Bouddhisme, le crĂ©dit obtenu par l’offrande d’un tas de sable Ă  Sakyamuni est un acquis de vertu, alors que le crĂ©dit obtenu en souriant Ă  Sakyamuni est la vertu de suivre une bonne cause. Dans le Bouddhisme, il y a un terme appelĂ© “suivre une bonne cause” qui signifie avoir au cœur une pensĂ©e heureuse pour la bienveillance ou les bonnes actions d’autrui. La vertu de “suivre une bonne cause” est aussi grande. Ma comprĂ©hension est que bien qu'on ne fasse rien, on a le cœur au mĂȘme niveau que celui qui fait la bonne action.

Quand nous nous donnons trop d’importance Ă  nous-mĂȘmes, nous contrarions en fait l'effet de la validation de la Loi des autres pratiquants. Si tout le monde s'inquiĂšte seulement de lui-mĂȘme et se concentre beaucoup sur le but de son propre travail, finalement les pratiquants arrĂȘteront de soutenir le travail de Dafa comme un seul corps. L'extrĂȘme serait de ne mĂȘme pas se soucier du travail de Dafa parce qu'on se concentre seulement sur ses propres choses. Ce travail pour Dafa est trĂšs important pour le corps entier des pratiquants de Dafa. Mais, quelquefois cela nie nos propres buts personnels. MĂȘme si chaque pratiquant individuel de Dafa fait bien sa propre ligne de travail de Dafa, le projet de Dafa dans son ensemble souffrira d’une perte considĂ©rable si nous nous concentrons seulement sur nos propres choses.


Publié: Jeudi, 16. octobre 2003



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