Publié: Dimanche, 14. décembre 2003      
TĂ©moigner pour l’Histoire : Un appel au Bureau des Appels du Gouvernement provincial de Guangdong
Un appel paisible

Le matin du 20 juillet 1999, je suis allĂ© pratiquer au parc comme d’habitude. Le coordinateur adjoint a dit Ă  quelques pratiquants que des pratiquants de Dafa avaient Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s Ă  Beijing. On nous a dit que les pratiquants pouvaient aller au Gouvernement Provincial faire appel et soutenir nos compagnons . En nous approchant du bureau du Gouvernement Provincial, j’ai vu que plusieurs pratiquants de Dafa attendaient en ligne sur le trottoir pour faire appel. Il y avait quelques milliers de pratiquants. Certains lisaient pendant que d’autres faisaient la mĂ©ditation assise. Les plus jeunes et les pratiquants les plus robustes se tenaient en avant des rangĂ©es tandis que les plus fragiles, les dames âgĂ©es et les enfants s’alignaient dans les rangs en arrière. Les pratiquants Ă©taient très paisibles et tranquilles.

Plus tard, beaucoup plus de pratiquants sont arrivĂ©s. Peu après leur arrivĂ©e, j’ai vu plusieurs policiers en uniformes et en civil communiquer entre eux avec leurs walkies-talkies. BientĂ´t, la route ou les pratiquants de Dafa attendaient fut bloquĂ©e par des motocyclettes. Après qu’elle fut bloquĂ©e, les gens ne pouvaient que sortir mais ne pouvaient plus y entrer. Plusieurs policiers se tenaient sur les cotĂ©s pour empĂŞcher quiconque d'essayer de le faire. En mĂŞme temps, nous avons aussi vus plus de dix vĂ©hicules militaires remplis de soldats arriver successivement. Les sifflets et le son des soldats qui couraient crĂ©aient une atmosphère tendue. TĂ´t après, les soldats empĂŞchaient les pratiquants de Dafa de traverser la rue. Ils portaient des casques verts et Ă©taient complètement armĂ©s avec des baĂŻonnettes. Il Ă©tait 8h:00 du matin. Une motocyclette de patrouille est passĂ©e très lentement. La police filmait la ligne de pratiquants de Dafa du siège arrière de la voiture de police.

A 8h :15, on a annoncĂ© sur le système public : « Civils, ne vous rassemblez pas près du bureau du Gouvernement Provincial. SVP partez aussitĂ´t que possible. Autrement, nous allons exĂ©cuter nos ordres. » L’annonce s’est arrĂŞtĂ©e après avoir Ă©tĂ© communiquĂ©e en Mandarin et en Cantonais Ă  plusieurs reprises. Juste après, les soldats ont quittĂ©s le trottoir. La distance entre eux et les pratiquants de Dafa se rapprochait de plus en plus.

A ce moment, personne en ligne n’a bougĂ© et nous nous sommes tenus debout silencieusement. L’annonce prĂ©cĂ©dente a Ă©tĂ© rĂ©pĂ©tĂ©e plusieurs fois. Les soldats se sont avancĂ©s au milieu de la route. L’atmosphère est devenue de plus en plus tendue.

Alors le présentateur a encore annoncé : « Il ne reste que cinq minutes. SVP partez aussitôt que possible. Autrement nous exécuterons nos ordres. » Et alors, un ou deux chef des troupes est venu pour nous persuader de partir. Cependant, personne ne bougea et nous sommes tous restes silencieux.
A 8 :30 heure, le sifflet s’est fait entendre et les soldats ont commencĂ© Ă  disperser les pratiquants de Dafa. Les pratiquants leur ont expliquĂ© : « Nous voulons seulement faire appel par des moyens lĂ©gaux. Pourquoi ne pas nous rencontrer ? Nous voulons seulement la justice et un environnement lĂ©gal de pratique. Pourquoi ne pas nous permettre de pratiquer ? Tellement de pays Ă©trangers permettent aux gens de pratiquer. Pourquoi notre pays l’interdit-il ? « Plusieurs soldats ont aussi dit qu’ils ne voulaient pas se mĂŞler de nos affaires, mais les autoritĂ©s plus Ă©levĂ©es leur commandaient de le faire. Un soldat mit sa main sur l’Ă©paule d’une très vieille dame Ă  cotĂ© de moi et dit : « Tante, SVP partez vite. Je sais que Dafa est bon. Je le pratiquais aussi avant. SVP partez vite d’ici. » La scène Ă©tait très touchante. A ce moment, la foule a commencĂ© Ă  se disperser tranquillement. Les pratiquants de Dafa qui insistaient pour rester lĂ  ont Ă©tĂ© traĂ®nĂ©s de force dans de gros camions et envoyĂ©s Ă  un endroit Ă©tabli pour l’interrogatoire. Lorsque l’interrogatoire Ă©tait fini, on laissait partir les pratiquants.

Une Scène Grande et Noble

TĂ´t le matin du 18 juin 2002, plusieurs pratiquants se sont rassemblĂ©s au site de pratique du Parc Central de Guangzhou Ă  six heures comme nous le faisions avant la persĂ©cution. Ensemble, nous avons commencĂ© Ă  faire la mĂ©ditation assise sans musique. La police connaissait notre groupe de pratique. Lors de la mĂ©ditation, j’ai ouvert mes yeux et j’ai vu plusieurs personnes nous surveiller en pĂ©riphĂ©rie. Ils communiquaient entre eux avec leurs walkies-talkies. La police a entourĂ© le groupe lorsque nous finissions la mĂ©ditation assise. Nous avons commencĂ©s Ă  faire les exercices debout. Lorsque nous avons fini la première sĂ©rie d’exercices, la police est venue et a poussĂ© les pratiquants un Ă  la fois dans les voitures de police. A ce moment, un pratiquant a dit : « Regardez ! Il y a une pratiquante qui n’a pas Ă©tĂ© embarquĂ©e dans la voiture et qui pratique encore. » J’ai regardĂ© par la fenĂŞtre. Une pratiquante enceinte faisait l’exercice de « Exercices de lier les deux pĂ´les cosmiques ». Quelques policiers tout près, lui poussaient les mains pendant que d’autres essayaient de la faire bouger. Elle demeurait imperturbable, ignorant les gens qui la dĂ©rangeait, et continuait Ă  pratiquer. A ce moment, Liang Guozhen, qui Ă©tait en charge de persĂ©cuter le Falun Gong dans la succursale du District de Yuexiu du DĂ©partement de la Police de Guangzhou, a dit : « Ne vous inquiĂ©tez pas de son bĂ©bĂ©. MĂŞme si Ă  la suite elle a une fausse couche, ce sera de sa faute. « Cependant, la pratiquante demeurait toujours imperturbable. Lorsque les voitures ou nous Ă©tions sont parties, elle pratiquait toujours calmement sous le regard vigilant des policiers qui l’entouraient. La pratiquante Ă©tait Hao Runjuan, qui plus tard fut torturĂ©e Ă  mort par la police du District de Baiyan Ă  Guangzhou, Province de Guangdong.

Je souhaite qu’un pratiquant de talent puisse capturer la scène dans une peinture. Hao Runjuan venait du Nord de la Chine. Elle Ă©tait de grandeur moyenne et son teint Ă©tait clair, comme du jade blanc. Ce jour-lĂ , elle portait une jupe de maternitĂ© de tissus Ă©cossais bleu et blanc. Il y avait un gros figuier en arrière-plan, dans la cour des bureaux du Gouvernement Municipal de Guangzhou, ou se trouvait notre site de pratique avant le dĂ©but de la persĂ©cution.


Version Chinoise disponible a
http://www.minghui.org/mh/articles/2003/11/23/61112.html
Traduit au Canada le 8/12/2003
http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2003/12/7/42927p.html





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