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Une conversation entre le supérieur d’un pratiquant et le personnel d’un "bureau 610"
Le président adjoint d’un « bureau 610 » d’une ville dont le nom n’a pas été révélé, était autrefois proviseur adjoint d’une école du Parti (1). (Les lettres « PA » feront référence au président adjoint à partir de maintenant. Nous tairons son nom de façon à protéger Monsieur Feng, le pratiquant de Falun Gong dont il est question dans ce récit). Depuis que Jiang Zemin a commencé la persécution du Falun Gong le 2O juillet 1999, PA a été responsable de l’enlèvement de pratiquants de son école pour les envoyer dans des camps de travaux forcés ou des classes de lavages de cerveau forcés. Après avoir été nommé au bureau 610 local, le PA a déclaré qu’il avait décidé de collecter personnellement des renseignements de première main à propos de tous les pratiquants de sa juridiction. PA a contacté monsieur Feng à deux reprises, déclarant vouloir le rencontrer et discuter avec lui. A chaque fois, monsieur Feng a poliment refusé la demande de PA. SF : le supérieur de monsieur Feng SF: Pourquoi souhaitiez-vous voir monsieur Feng? SF : Pour rien ? Pourquoi êtes-vous venus au bureau ? De toute évidence, vous perturbez notre travail! SF: Si vous n’avez aucune raison pour rencontrer monsieur Feng, pourquoi voulez-vous aller chez lui? Si j’étais monsieur Feng, moi non plus je ne voudrais pas vous recevoir chez moi. La maison de monsieur Feng est un lieu privé. Il est le maître chez lui et a le droit de ne pas recevoir de visite. Visiblement, vous cherchez à être humilié en insistant de la sorte, alors que monsieur Feng vous a clairement fait comprendre que vous n’étiez pas les bienvenus. SF: Bien sûr que monsieur Feng refusera de se rendre dans votre bureau. Je pense qu’il a prit la bonne décision. Si j’étais monsieur Feng, moi aussi je refuserais. Monsieur Feng ne travaille pas pour votre bureau et n’a aucun lien de parenté avec vous. Cela n’aurait aucun sens que monsieur Feng se soumette à votre demande. Monsieur Feng est un homme d’âge mûr et vous n’avez aucun droit de lui donner des ordres de cette manière. Sans parler de lui donner l’ordre de se rendre dans votre bureau pour aucune raison valable. Visiblement, vous ne faites même pas preuve d’un minimum de respect envers lui. SF : Que vous a-t-il dit ? SF : J’ai entendu tout ce qu’il a dit. A mon avis, je pense qu’il a parlé de façon parfaitement sensée. Qu’y a-t-il de mal à vous demander de faire plus de bonnes actions ? Voulez-vous insinuer qu’il aurait dû vous dire de commettre plus de méfaits ou de ne commettre que des méfaits ? Ce n’est pas bien d’aider les mauvaises gens à perpétrer de mauvaises actions. Il a dit que votre futur repose entre vos mains. Qu’y a-t-il de mal à cela ? Je ne vois rien de mal à ce qu’il vous a dit. Je crois qu’il l’a bien dit. SF : Cela fait des années que je suis le supérieur de monsieur Feng et je le connais bien. Depuis combien de temps le connaissez-vous ? Comment se fait-il que je n’aie jamais entendu parler de vous auparavant ? Pour quel organisme travaillez-vous ? SF: Je n’ai jamais vu aucune enseigne de “bureau 610” nulle part. Il ne me semble pas avoir vu de « bureau 610 » dans l’annuaire du parti communiste ou du gouvernement chinois non plus. Je n’ai jamais vu non plus d’enseigne de « bureau 610 » dans la région. Il y a une grande enseigne de mon entreprise à l’extérieur du bâtiment. Juste à côté de l’enseigne, il y a notre adresse, et le nom de la rue, et le code postal. Ces signes sont les marques de la légitimité de notre organisation. Vous prétendez travailler pour une organisation du nom de « bureau 610 » mais vous ne figurez même pas dans l’annuaire des organisations gouvernementales. Et malgré cela, vous avez l’audace de venir dans mon bureau et de prétendre que je ne connais pas mon employé. Laissez-moi vous dire quelque chose. Monsieur Feng est le meilleur employé de mon entreprise. Il ne recherche ni la célébrité ni la richesse. C’est un homme qui a un grand sens des responsabilités. Il remplit toujours ses devoirs et ne se plaint jamais du travail que je lui donne. Il a gagné le respect et obtenu les éloges, non seulement de ma part, mais aussi de la part de tous ses collègues. Soyons clairs : Je suis le supérieur de monsieur Feng. Monsieur Feng travaille pour moi. Si vous pensez que monsieur Feng a fait quelque chose de mal, allez-y, parlez-moi, parce que je suis son supérieur. C’est moi qui donne des ordres à monsieur Feng. Ce n’est pas vous. Peu importe qui vous êtes, vous n’avez pas le droit ou le pouvoir de donner des ordres aux gens dans quelque lieu que ce soit sans raison valable. Regardez-vous ! Vous rentrez furtivement et n’osez même pas avoir d’enseigne pour votre bureau comme si vous aviez peur que l’on vous trouve. Vous venez dans mon bureau et dérangez le travail de mes employés sans venir me voir au préalable. Qui vous en a donné la permission ? Vous n’avez pas l’autorisation de faire cela ! Si tout le monde se comportait comme vous, ce serait le chaos dans toute la Chine ! Connaissez-vous les bonnes manières ? Répondez à ma question ! Note:
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