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The Epoch Times: Cinquième anniversaire d'un coup monté meurtrier en Chine. L’auto-immolation a été démythifiée, mais beaucoup ont encore à l’esprit la fausse histoire Par Caylan Ford et Jason Loftus, équipe Epoch Times du Canada
Cinq années plus tard, des enquêtes indépendantes ont montré que l'auto-immolation était un coup monté meurtrier. Mais pourtant combien connaissent l’histoire réelle. Le contexte C'était en janvier 2001, et le régime en Chine avait bien du mal à maintenir sa persécution longue déjà de 18 mois contre la pratique spirituelle Falun Gong. Lorsque le président d’alors, Jiang Zemin, a le premier déclaré la pratique illégale, il aurait annoncé qu’il en viendrait à bout en trois mois. Toute la puissance militaire, la police secrète, et les média d’état avaient prêté main forte. Et cependant, 18 mois plus tard, non seulement le Falun Gong n’était pas écrasé, mais, des éléments de base aux plus hauts échelons du gouvernement, des voix dissidentes demandaient la fin de la campagne de persécution. "Pour être honnête, les gens responsables au niveau local n’ont pas aimé faire ça [persécuter], " A dit Hao Fengjun à The Epoch Times lors d’une interview en juin 2005. Hao est un ancien officier du bureau 610 en Chine, un département créé pour mener à bien la persécution du Falun Gong. Il a déserté pour l'Australie en février 2005 et il a contacté The Epoch Times avec son histoire l'été dernier. Il a décrit la difficulté qu'a eut le parti communiste pour faire appliquer la répression à l’encontre du Falun Gong au niveau des régions. " La police là-bas vivait en étroite proximité avec la population. Par exemple, vous habitiez peut-être la porte à côté, et nous nous voyions tout le temps. Si des gens comme cela ne font rien de corrompu et ne violent pas la loi, auriez vous le coeur de les arrêter ? " Le 11 janvier 2001, un article du New York Times intitulé " la Chine attaque le Falun Gong dans un nouvel effort de relations publiques " détaillait comment le régime intensifiait sa guerre de propagande contre le Falun Gong avec une vigueur accrue dans le but de rallier l’opinion publique à la campagne. A peine deux semaines plus tard, le 23 janvier, l'agence Xinhua News-- porte parole du régime chinois comme elle se décrit elle-même-- annonçait que cinq personnes s'était immolées sur la place Tiananmen. Xinhua a immédiatement identifié les cinq comme étant des pratiquants de Falun Gong et prétendu qu’ils étaient poussés à s’immoler par le Falun Gong dans une tentative de suicide religieux. Cette auto immolation a rétroactivement prouvé au monde que le Falun Gong était " une secte perverse " méritant d’être éradiquée. Bien que les médias du gouvernement aient initialement rapporté que cinq personnes étaient impliquées dans l'auto-immolation, il a plus tard changé le nombre à sept—parmi lesquels une fillette de 12 ans, Liu Siying, dont la mère Liu Chunling était rapportait-t-on morte dans l'incident. Les medias chinois ont fait circuler les nouvelles à une vitesse inhabituelle, les diffusant presque quotidiennement pendant des mois d’affilée. Xinhua a envoyé des communiqués de presse en anglais accusant le Falun Gong pour l'incident seulement deux heures après qu'il ait eu lieu, un saisissant contraste avec la légendaire lenteur des médias du gouvernement chinois. Les médias étrangers ont servilement repris l'histoire, bien qu’incapables d’en confirmer indépendamment sa véracité s’étant alors vus refuser l'accès aux victimes. Seul les médias du gouvernement chinois ont autorisés à interviewer les immolés. Le régime avait marqué sa plus grande victoire de propagande dans sa guerre contre le Falun Gong. Davantage de chinois ont commencé a dénoncer leur collègues, leurs voisins, et même leur famille qui pratiquaient le Falun Gong, croyant que le groupe était vraiment dangereux. Selon la rumeur, des foules de citoyens en colère ont même activement aidé la police à pourchasser et harceler les adhérents du Falun Gong. A L'intérieur du Parti communiste, le soutien à la répression s'est concrétisé, et les autorités locales ont eu une nouvelle impulsion pour suivre la ligne du parti. Le nombre enregistré d'adhérents de Falun Gong torturés à mort dans les 18 premiers mois de la violente répression du régime aurait pratiquement triplé dans les 12 suivant. " Avant l'auto immolation, j'étais indifférente au Falun Gong ", a dit Li Xiang 25 ans, une étudiante diplômée à Toronto qui était à Beijing à l'époque. Elle a demandé à être identifiée par ce pseudonyme parce qu'elle souhaitait retourner en Chine. "Je pensais que le Falun Gong était vraiment dangereux et mauvais " a dit Li. " J'ai été bouleversée en apprenant que la jeune étudiante en musique s'était immolée. Elle était belle Je me rappelle encore son nom." En plein matraquage des médias, pas une seule télévision, une seule radio, un seul journal n'a rapporté l'histoire du coté du Falun Gong. Les chinois n'ont pas pu trouver de livres de Falun Gong à la librairie et apprendre que le meurtre et la violence étaient contre les principes de base de la pratique, les autorités en ayant déjà fait le tour et détruit des millions de livres. Les sites Internet ont été bloqués et les dissidents arrêtés. Les chinois n'ont eu droit qu’au récit officiel de l'évènement. Ce qui a été peut-être plus important pour le régime, l'incident a calmé la pression des gouvernements et des médias étrangers, qui avaient pris note de la répression. Les écrans de télévision et les journaux dans le monde entier ont au contraire été inondés d’ images de la prétendue auto immolation avec des phrases reprises de Xinhua, décrivant comment le Falun Gong avait poussé le groupe à s'immoler.
Mais en considérant l'impact que l'incident a eu, attisant la torture et le meurtre de milliers de pratiquants de Falun Gong, les médias occidentaux auraient été bien avisés de regarder de plus près les flagrantes incohérences dans le complot du media gouvernemental chinois. Les failles dans l'histoire
Les adhérents à l’étranger ont également souligné que Wang Jindong, le seul immolé qui apparemment faisait les exercices du Falun Gong sur la place, n'effectuait pas le plus simple des mouvements de la pratique correctement, bien que les médias d'état aient déterminé on ne sait comment (et immédiatement rapporté) qu'il pratiquait le Falun Gong depuis 1996. Les identités des immolés ont été en outre remises en question quand le Washington Post a raconté une histoire sur Liu Chunling – la femme morte dans le feu – et sa jeune fille. Un journaliste du Post a voyagé jusqu'à Kaifeng, la ville natale de Liu, seulement pour conclure : "personne ne l'a jamais vu pratiquer Falun Gong." En attendant, ce qu’on rapportait de la condition de Liu Siying, âgée de 12 ans et devenue orpheline, faisait lever bien des sourcils dans les cercles médicaux. Une interview conduite par la Télévision Centrale de Chine montrait la fillette, complètement recouverte de bandages, chantant pour un journaliste de CCTV quatre jours après qu’elle ait dit on subit une trachéotomie. "Je n'ai jamais vu un tel miracle de toute ma vie de praticien", a déclaré Yu Jianmei, l'ancien Chirurgien en chef de l'Hôpital Xuanwu à Beijing, à une station de télévision américaine après l'incident. "Après une trachéotomie, un patient si sérieusement atteint pouvait encore faire entendre une voix claire et même pouvait chanter. " "En outre," a poursuivi un M. Yu soupçonneux, "les patients avec de grandes surfaces brûlées doivent les laisser à l’air… parce que si vous enveloppez trop étroitement les brûlures, il sera très difficile pour les infirmières de les nettoyer et d'appliquer les traitements. Les brûlures risqueraient aussi de s’infecter " En dépit du rétablissement miraculeux supposé de la jeune Liu, des mois plus tard son état semblât s’être soudainement détérioré et les autorités signalèrent qu'elle était morte. A ce moment, des analyses du court-métrage de l'incident du média gouvernemental, ont suggéré que la mort de sa mère n'avait pas été ce qu'elle avait semblé être à l'origine. L'analyse au ralenti de l'enregistrement révèle que Liu Chunling a été tuée non par les flammes, mais par un coup mortel à la tête, asséné par un homme portant un caban militaire. Mais comme c'est souvent le cas en Chine, approfondir l'histoire s’est avéré difficile pour les journalistes étrangers. D’abord, le régime n’a autorisé l’accès aux victimes de l'auto immolation que pour les média du gouvernement. Ensuite, toutes les victimes sont soit mortes (dans certain cas mystérieusement) ou ont été complètement isolées des médias. Il y a eu une exception toutefois. Au premier anniversaire de l'incident de l'auto immolation en 2002, une des victimes, Wang Jindong, est sorti de sa réserve pour s’adresser aux médias lors d’un événement soigneusement mis en scène. L'homme, le visage largement déformé par les brûlures, a expliqué comment le Falun Gong l'avait mené à faire cette dramatique tentative de suicide. Une année plus tard, cependant, des chercheurs de l'Université Nationale de Taïwan ont réécouté l'enregistrement des interviews de Wang de 2002 avec la presse, et les cris de Wang sur la Place Tienanmen en 2001, et conclu que les deux n'avaient pas pu émaner de la même personne. On ne sait pas où se trouve le vrai Wang et tous les autres survivants de l'auto immolation. Le temps n’a fait que permettre aux analystes de découvrir davantage de contradictions. Par exemple, il a été rapporté que les policiers sur la Place Tienanmen étaient sur place avec 25 extincteurs dans les secondes qui ont suivi la première immolation. Mais la police sur la Place Tienanmen ne porte habituellement pas d’extincteurs. Les équipements de lutte contre l'incendie les plus proches se trouvent à au moins 20 minutes de là. Le combat pour la vérité A mesure que les preuves s’accumulaient indiquant que l’auto immolation était une mise en scène, les adhérents du Falun Gong en Chine sont devenus plus déterminés que jamais à découvrir le fin mot d’une histoire qui a si méchamment terni leurs réputations. Et le régime communiste est devenu résolu à les stopper. En mars 2002, des pratiquants et des défenseurs du Falun Gong de la ville de Changchun dans le nord est de la Chine ont piraté les ondes télévisées pour diffuser au ralenti le court métrage de l’auto-immolation du média gouvernemental. Les autorités ont réagi de façon décisive. De nombreuses biographies du président d’alors, Jiang Zemin, disent qu'il a personnellement réagi à l'incident. Un état de loi martiale a été mis en place à Changchun, des postes de contrôle ont été établis, et il y a eu un record d’arrestations de pratiquants de Falun Gong, d'après une notice d'Action Urgente d’Amnesty International publiée à l'époque, avertissant que ceux qui étaient détenus couraient le risque d’être torturés. Les réactions des chinois qui ont vu la vidéo de l'auto immolation au ralenti montrent clairement pourquoi les autorités communistes sont si anxieuses. La jeune étudiante Li Xiang a vu la vidéo lorsqu'elle était au Canada " J'ai été choquée " A-t-elle dit. " Je ne pouvais pas imaginer qu'un gouvernement d'un si grand pays puisse dire de tel mensonges sans la moindre gêne. Cela m'a fait questionner tout ce qu'ils avaient dit."
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