Matériaux de référence : Une décision historique Partie III - Aucun terrain d'entente entre la justice et le mal (suite et fin)

 
La façade du bloc 9 de l'ouvrage du Hackenberg- Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17998311


3. Il n'y a pas de terrain d'entente entre la justice et le mal

Il est nécessaire de rappeler ici comment la France a été vaincue. Il est bien connu que la France a construit une ligne de défense de près de 400 kilomètres de long appelée "Ligne Maginot" à sa frontière avec l'Allemagne. Elle était assez robuste pour résister aux chars et à l'artillerie lourde. À l'époque, les Britanniques et les Français calculèrent que si Hitler attaquait la France, il pouvait soit contourner la Suisse, soit attaquer la France directement en franchissant la ligne Maginot. Les deux plans étaient difficiles à mettre en œuvre. La seule autre façon était de s'emparer de la Hollande et de la Belgique, contournant ainsi la ligne Maginot du côté nord de la France.


À l'époque, la position de la Belgique était critique. Le 10 janvier 1940, un officier allemand a obéi aux ordres de se rendre au quartier général à Cologne, emportant avec lui des documents très importants. Ayant raté le train, il a décidé de prendre l'avion. Mais son avion a survolé la destination et a été contraint d'atterrir en Belgique. Il a été arrêté par l'armée belge et ses documents ont été confisqués. Ces documents contenaient les plans d'Hitler pour envahir la Belgique, la Hollande et la France. Si la Belgique le souhaitait, la Grande-Bretagne et la France enverraient toutes deux des troupes pour aider la Belgique à se défendre. Cependant, à ce moment crucial, la Belgique a choisi d'attendre passivement, croyant qu'Hitler n'attaquerait pas parce que la Belgique avait maintenu sa neutralité. Ce qui a suivi a prouvé que cette confiance n'était pas justifiée. Dans la nuit du 9 au 10 mai 1940, des raids aériens de grande envergure étaient lancés sur les aéroports belges, les lignes de transport, les centres de communication et les dépôts d'approvisionnement. L'armée allemande envahit alors rapidement la Hollande et la Belgique sans prétexte ni avertissement. Le 28 mai, la Belgique se rendit à l'Allemagne. L'armée allemande franchit rapidement la ligne défensive française à Sedan, située à la frontière entre la Belgique et la France, et se dirigea rapidement vers le sud derrière la "Ligne Maginot". Le 14 juin, l'armée allemande s'emparait de Paris.


L'intention de cette discussion n'est pas de déplacer le blâme pour les crimes d'Hitler, mais plutôt de souligner comment l'Angleterre et la France ont adopté la politique d'apaisement dès le début, et que l'Union soviétique a coopéré en silence avec l'Allemagne nazie. Ces deux facteurs ont sans aucun doute créé les ingrédients nécessaires pour qu'Hitler puisse commencer la guerre. Ces pays ne sont devenus lucides que lorsque la catastrophe a frappé à leur porte, mais il était trop tard, car leur force militaire supérieure s'est rapidement désintégrée avec leur empressement à apaiser le mal, à faire des compromis et à collaborer avec lui. Ils ont dû faire face à un ennemi redoutable dans des conditions extrêmement difficiles. Tous les avantages acquis en coopérant avec le mal sont tombés à l'eau dès le début de la guerre. Churchill a un jour fait allusion au fait que si vous ne voulez pas vous battre pour la justice à un moment où vous pouvez facilement réussir sans grand sacrifice, si vous ne voulez pas vous battre à un moment où vous pouvez gagner sans avoir à payer un prix trop élevé, alors un jour vous serez forcé de vous battre dans des conditions extrêmement désavantageuses avec seulement une mince chance de réussir. Pire encore, vous devrez peut-être vous battre à un moment où il n'y aura plus aucune chance de gagner.


Version chinoise

Vous pouvez imprimer et faire circuler tous les articles publiés sur Clearharmony et leur contenu, mais veuillez ne pas omettre d'en citer la source.