Une gynécologue obstétricienne arrêtée et torturée pour avoir refusé d’abandonner Falun Gong

Nom : Li Jinghua (李景華)
Genre : Féminine
Âge : 41 ans
Adresse : Rue Chunhe, canton Kedong, province du Heilongjiang
Profession : Gynecologue-obstétricienne
Date de la dernière arrestation :27 novembre 2004
Dernier lieu de détention :Camp de travaux forcés de Qiqihar (齐齐哈尔劳教所 )
Ville :Agglomération de Qiqihar
Province :Province de Heilongjiang
sévices subis : Détention, extorsion, interrogatoire, privation de sommeil, tabassages, mise à sac du domicile, contrainte physique, travaux forcés
Principaux persécuteurs : Lu Dingzhi, Xin Hua


Mme Li Jinghua était gynécologue obstétricienne à l’hôpital du canton de Kedong, province du Heilongjiang. La police du canton de Kedong l’a arrêtée trois fois pour sa pratique de Falun Gong. Les deux premières fois, ils l’ont détenue dans le centre de détention du canton de Kedong. La troisième fois, elle a été emmenée au Bureau 610 du Bureau de la sécurité publique du canton de Kedong. Le chef du bureau, Lu Dingzhi et le secrétaire adjoint de la commission du canton, Xin Hua, l’ont activement torturée. Mme Li a été placée sur la chaise de fer, dans différentes positions pendant sept jours d’affilée. En conséquence, elle a vomi, son corps a gonflé, son dos saignait, et les muscles de ses jambes étaient froissés.

Mme Li est âgée de 41 ans et vivait dans la Rue Chunhe, canton de Kedong, province du Heilongjiang. Le 18 décembre 2000, elle s’est rendue à Pékin pour faire appel pour Falun Gong et demander au gouvernement qu’il accorde un environnement légal de pratique. Elle a été arrêtée et détenue au poste de police de la gare Shuangchengbao. Cet après-midi là, Wang Hongtao, chef de la division du bureau de la sûreté publique du canton de Kedong et Wang Chengfu, chef adjoint du poste de police de la gare Shuangchengbao, à Harbin, ont arrêté l’époux de Mme Li. Ils l’ont interrogé sur la situation de son épouse, ce qu’elle avait fait et avec qui elle était venue. Après l’interrogatoire, ils lui ont pris 2000 yuans.

Le lendemain, l’époux de Mme Li a été mis en résidence surveillée par son employeur, à cause des actes de son épouse. Leur enfant de 7 ans a été laissé seul à l’école. La mère de Mme Li, 70 ans, a dû récupérer l’enfant à l’école et prendre soin de lui.


Interrogée dans le centre de détention du canton Kedong

Le 20 décembre 2000, Wang Hongtao et Wang Chengfu ont arrêté plusieurs pratiquants, dont Mme Li. Ils les ont emmenés dans le centre de détention du canton. Les deux agents et le secrétaire adjoint Xin, le chef adjoint du bureau de la sûreté publique du canton, Liang Zhigui, une personne du département de propagande du canton au nom de famille de Yang, les agents du bureau de la sûreté publique du canton, Bi Guangyi et Gu Zhanchao, et les agents du premier poste de police du canton, Zhang Ming et Wu Guofeng ont torturé Mme Li, à tour de rôle. Ils ne l’ont pas laissée dormir et l’ont interrogée plus de 30 fois. Ils ont menacé sa famille de l’envoyer dans un camp de travaux forcés s’ils ne payaient pas. .

Pendant ce temps, le chef du centre de détention, Yu Zhong, le chef adjoint, Zhang Heyun et le collaborateur Wang Shiyuan battaient souvent Mme Li. Le responsable du bureau de santé, Xin Rong, le chef adjoint du centre de détention, Yu Xiaoqin et Gao Yingzhou ont souvent tenté de forcer Mme Li à écrire une déclaration par laquelle elle renonçait à Falun Gong. Le 8 mai 2001, elle a été libérée. Avant qu’elle ne puisse partir, Wang Hongtao et Wang Chengfu ont pris 3000 yuans en guise de ‘’dépôt’’ à sa famille, sans fournir de reçu.


Un harcèlement incessant

Après le 18 décembre 2000, Wang Chengfu emmenait souvent des agents du premier poste de police pour harceler Mme Li et sa famille.

Le 5 novembre 2001, l’agent Zhang Daming et le collaborateur Yang (nom de famille inconnu) ont emmené Mme Li au premier poste de police. Wang Chengfu a envoyé Zhang Daming au domicile de Mme Li pour chercher des livres et des matériaux de Dafa. L’époux de Mme Li s’y est opposé et Zhang est parti. Dans l’après-midi, Mme Li a été libérée.


Emmenée dans le centre de détention du canton de Kedong une troisième fois.

Le 31 décembre 2001, le secrétaire du Parti communiste chinois (PCC) de l’hôpital du canton, Li Wanyu a appelé Mme Li et lui a fait promettre de ne jamais se rendre à Pékin pour protester. Cette derniére a refusé. Li Wanyu l’a dénoncée au bureau 610 du canton. Cette nuit-là, Wang Chengfu et les collaborateurs Yang et Dong ont arrêté Mme Li et l’ont enfermée dans le centre de détention.

Une semaine plus tard, le prisonnier Liu Shuxia a rapporté au collaborateur Wang Shiyuan que Mme Li faisait les exercices de Falun Gong. Dans la soirée du 7 janvier 2002, le directeur adjoint Zhang Heyun et le collaborateur Gan Lihua ont emmené Mme Li dans un bureau et l’ont poussée au sol. Ils ont menotté ses mains derrière son dos et attaché les menottes au cadre du lit. Ses mains sont devenues engourdies et enflées à cause des menottes trop étroitement serrées.

Le 21 mars 2002, elle a demandé à Wang Chengfu et Yang de la libérer. Ils ont refusé et l’ont accusée de perturber la paix de la prison. Ils l’ont menacée de l’envoyer dans un camp de travaux forcés. Sa famille a dû donner des pots-de-vin aux fonctionnaires de la commission légale et politique du canton et du Bureau 610 du canton. Le 4 avril 2002, Mme Li a été libérée. A nouveau, Wang Chengfu et Wang Hongtao ont demandé un ‘’dépôt’’ de 3000 yuans à sa famille sans fournir de reçu. Après que Mme Li soit retournée chez elle, le directeur du Bureau 610, Ren Bieqiu, les agents du premier poste de police Xu Shiying, Wu (prénom inconnu) et Xu (prénom inconnu), ainsi que le collaborateur Yang se sont rendus, à diverses périodes, au domicile de Mme Li pour la harceler ainsi que sa famille. .

Arrêtée une troisième fois et torturée avec la ‘’chaise de fer’’

Le 27 novembre 2004, Mme Li a été arrêtée une troisième fois. Le chef du bureau de la sûreté publique, Lu Dingzhi et le secrétaire adjoint de la commission du canton, Xin Hua, étaient derrière l’arrestation. Le chef adjoint du bureau, Pei Xingquan, a ordonné au directeur du Bureau 610, Wang Zhenhai, et aux agents du premier poste de police, y compris Sun Fuhai, d’arrêter Mme Li chez elle.

Ils ont emmené Mme Li au Bureau 610 du canton. Xin Jing et Wang Zhenhai du poste de police Qianfeng l’ont interrogée et l’ont forcée à s’asseoir sur une ‘’chaise de fer’’ pendant une journée. Le lendemain, Wang Zhenhai a menotté les mains de Mme Li derrière le dos de sa chaise et donné des coups de pieds dans la chaise de fer de sorte qu’elle était dans une posture où son dos et ses bras étaient meurtris. Une demi-heure plus tard, ses bras étaient enflés et engourdis. La police n’a pas laissé la famille de Mme Li lui rendre visite parce qu’ils ne voulaient pas qu’ils voient ses blessures. Le bureau de la sûreté publique du canton a menacé de la condamner à sept ans de prison. Sa famille a donné des pots-de-vin au Bureau 610, au Bureau 610 de la commission politique et légale de Qiqihar, et au bureau de la sûreté publique de Qiqihar, mais Mme Li n’en a pas moins été condamnée à deux ans de travaux forcés.

Le responsable adjoint du bureau de la sûreté publique du canton, Pei Xingquan a activement participé à l’arrestation et à la torture des pratiquants. Pour ses efforts, Pei a été reconnu comme l’un des dix fonctionnaires les plus remarquables du canton Kedong.

Le 28 décembre 2004, Wang Zhenhai, Liu Jin, et le chef du centre de détention du canton, Li (prénom inconnu), ont envoyé Mme Li dans le camp de travaux forcés de Qiqihar. Elle a été jetée dans la 8eme brigade. Le capitaine de service, Wang Mei, et le garde Yang Fenghua ont ordonné à cinq collaborateurs de lui faire subir un lavage de cerveau, à tour de rôle, toute la journée. Elle n’était pas autorisée à dormir. Les cinq collaborateurs, anciens pratiquants de Falun Gong qui ont cru dans la propagande du PCC et abandonné la pratique, sont Wang Yuzhi du canton Fuyu, Guo Jingjun, Chen Guifang, Ji Shuxian de Mongolie Intérieure, et Zhang Lixin.

Le chef de la 8eme brigade, Zhang Zhijie(femme) a torturé Mme Li avec la Chaise de fer. La tension d’avoir été maintenue de force dans une position forcée a causé une grande douleur à Mme Li. Chaque jour, elle recevait deux repas. Chacun d’eux comprenant une demi brioche, un peu de saumure et de l’eau. Elle n’était pas autorisée à se brosser les dents ou à changer de vêtements. Elle a été maintenue sur la chaise de fer pendant sept jours d’affilée, et chaque jour, sa position empirait, lui causant une douleur insupportable.

Le troisième jour où Mme Li était sur la chaise de fer, les menottes pénétraient dans la chair de ses mains qui saignaient.

Le quatrième jour, Liu Shurong, capitaine des gardes était en service. A ce moment, les bras de Mme Li étaient gravement enflés. La nuit, la température était si basse que Mme Li ne pouvait supporter le froid, et elle a demandé à Liu Shurong de la laisser porter des vêtements chauds. Il a d’abord refusé mais a été finalement d’accord après que Mme Li l’ait supplié de nombreuses fois.

Le cinquième jour, le garde Huang Jing était de service. Huang a menotté Mme Li au dos de la chaise de fer. Mme Li se trouvait dans une position telle qu’elle ne pouvait ni se tenir debout, ni s’accroupir, ni s’agenouiller. En conséquence, ses jambes étaient endolories.

Le sixième jour, Zhang Zhijie et Liu Shurong ont fait s’agenouiller Mme Li sur la chaise de fer. Ils l’ont menottée dessus. Au cours de l’opération, les poignets de Mme Li saignaient. Elle ne pouvait se tenir debout ni s’asseoir. Après une journée, son dos saignait à cause du frottement contre le dos de la chaise.

Le septième jour, Zhang Zhijie était de service. Mme Li avait alors vomi et ses bras, mains, jambes et pieds étaient enflés. Son dos saignait et les muscles de ses jambes étaient froissés. Sous cette douleur physique et cette pression extrêmes, Mme Li a écrit une déclaration par laquelle elle renonçait à Falun Dafa et a promis qu’elle ne pratiquerait plus jamais.

Après cela, les gardes ont forcé Mme Li à effectuer des travaux manuels épuisants. Fu Chengjuan était la garde responsable. Elle forçait les prisonnières à faire des heures supplémentaires de façon à pouvoir obtenir des récompenses.

En 2006, le camp de travaux forcés de Qiqihar a construit un nouveau bâtiment de bureaux, avec l’argent obtenu par le dur labeur des prisonniers. Ces derniers mangeaient peu dans le camp. La nourriture était cuite dans de la graisse de porc avec de la moisissure. Les légumes gelés étaient gardés dans le sous-sol. Les détenus devaient les manger de l'hiver à l’été. Des pommes de terre bourgeonnantes étaient également servies aux prisonniers.

Wang Mei a forcé Mme Li et d’autres pratiquants à laver les toilettes de novembre 2005 à janvier 2007. Tous dans le camp, excepté les pratiquants, étaient autorisés à recevoir des visites de la famille.

Durant les trois ans d’emprisonnement de Mme Li, sa famille a dépensé 47.000 yuans en gratifications pour les fonctionnaires. Les agents de police ont pris 6000 yuans de ‘’dépôt’’ à la famille de Mme Li et leur ont ordonné de régler leur dépenses de voyages de 2000 yuans. Du 18 décembre 2000 à février 2009, l’hôpital du canton Kedong a refusé de laisser rentrer Mme Li pour qu’elle travaille et a suspendu sa paie.

Ceux ayant activement participé à la persécution de Mme Li :

Liu Zhongliang, secrétaire adjoint de la commission du canton de Kedong et secrétaire de la commission politique et légale
Xin Hua, secrétaire adjoint de la commission politique et légale
Zhu Xuezhi, chef du bureau 610 de la commission politique et légale du canton.
Li Wei et Zhu Xiaohong, chefs adjoints du canton
Xin Rong et Sun Zhanfu, directeurs du bureau de la santé publique du canton
Ding Guogang, Jin Nanzhe, Wang Shuanghui et Li Wanyu, directeurs de l’hôpital du canton
Jiang Baichuan, ancien secrétaire de la commission de l’agglomération de Qiqihar.

Version chinoise disponible à :
http://minghui.org/mh/articles/2009/11/9/212268.html

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